Côtes d'Armor Viêt Nam, Bienvenue



   

   Mission à Ban Cang - octobre 2011
Caroline Albenque (11 November 2011)
Arrivée le 1 er octobre après midi. Alain, Tung, Thao, Louis et Caroline commencent par une visite au chef du village, accueil chaleureux des enfants et des familles. Les visites individuelles commencent : 1)  Quang Thi Dào , élève actuellement de 4ème
    La mère nous informe que le parrainage est une aide non négligeable pour la poursuite des études mais non déterminante car Dao irait tout de même à l’école. La mère poursuit en parlant de son activité économique. Elle souhaite développer l’élevage porcin et nous informe qu’elle achète un porc de 23kg à 1.800.000 VND et le revend 3 mois plus tard pour 3.500.000 VND lorsqu’il pèse 76kg. A partir de 3 porcs, l’activité devient moins rentable car la famille doit acheter la nourriture.

Quang Thi Dào
2) Vi Thi Ly , élève de 1ère nous informe que le coût de la vie ainsi que les frais de scolarité ont augmenté. Sa moyenne est de 5.8/10. Elle a failli abandonner ses études mais le parrainage a permis la poursuite d’études.

Vi Thi Ly
3) Vi Van Thiên , élève de 4 ème. Tung nous informe qu’il s’agit d’une famille très pauvre. Le fils aîné est handicapé mental. Le cadet est très doué à l’école, il s’agit du filleul de Joseph Rouxel qui vient au mois de novembre. L’enfant n’est pas présent, il est parti s’occuper des buffles dans les montagnes avec son père.

Maman de Vi Van Thiên
4) Mac Thi Nhi , élève de terminale. Elle ne sait pas vers quoi s’orienter après le lycée. Elle suit les cours supplémentaires mais le coût de la scolarité a augmenté. Par exemple, les frais d’études en début d’année sont de 1.000.000 VND.

Mac Thi Nhi
Les visites individuelles se poursuivent le 2/10 matin et après midi. 5) Vi Van Thuy , élève de seconde. La mère nous informe que son fils a arrêté l’école cette année car il souhaite travailler avec son père. C’est la volonté de l’enfant. Quand on lui demande pourquoi, Vi Van Thuy nous répond que ce sont les filles du village qui vont au lycée et qu’ il aurait été le seul garçon du village à aller au lycée. Sans le parrainage, il aurait arrêté sa scolarité bien plus tôt.

Vi Van Thuy et sa mère
6) Mac Thi Linh a obtenu son bac cette année. Il s’agit de la filleule de Jacques Bourgain. Elle a raté l’examen pour rentrer à l’école médicale de Vinh et souhaite repasser l’examen l’année prochaine. La prépa médicale étant très chère (prépa possible uniquement à Vinh), Mac Thi Linh révisera de chez elle et aidera sa famille dans la cueillette de légumes. Pour la préparation à l’examen, Mac Thi Linh nous informe qu’elle n’a pas de livres adaptés (matières : biologie, mathématiques, chimie). On lui propose d’aider à trouver les livres adaptés et on discute ensuite entre nous sur la possibilité d’une prime de réussite aux études pour l’encourager à poursuivre

Mac Thi Linh
7) Hà Thi Hoi , élève de 1ère. Son père rentre d’une réunion à l’école, sa fille a obtenu 5.4/10 de moyenne. La cotisation pour une élève en 1ère a augmenté à 615.000 VND pour commencer l’année.

Hà Thi Hoi
Après déjeuner, nous retrouvons ensuite l’ensemble des familles pour distribuer l’argent. Nous précisons qu’il s’agit d’une aide à l’enfant et indirectement à la famille. Nous abordons la question de communiquer plus régulièrement avec les parrains. Il est décidé avec l’accord des familles, que nous recevrons avant notre retour à Vinh des lettres pour les parrains.

remise de l'argent aux familles
8) Vi Thi Yên , élève de seconde. Elle a arrêté ses études cette année. La jeune fille est mal à l’aise car sa mère l’incite à mentir pour garder l’argent déjà versé et elle est dans la pièce. Elle travaille dans une boutique depuis deux mois, il s’agit d’une famille de six enfants. Nous avions déjà versé la somme à la famille. Thao réexplique qu’il s’agit d’une aide à l’enfant pour la poursuite des études et non pas une aide à la famille et que cet argent aurait pu aller à un autre enfant qui souhaite poursuivre sa scolarité. Ceci dit, l’argent est déjà versé et nous préférons laisser l’argent à la famille. Mais Thao informe que le parrainage s’arrête puisque Vi Thi Yên ne continue pas ses études.

Vi Thi Yên
9) Vi Thi Ngân , élève de 4ème a préparé sa lettre pour les parrains. Thao l’aide et lui apporte quelques corrections. L’enfant est fragile, souriante.

Vi Thi Ngân avec Thao
10) Vi Thi Xoan , élève en terminale. Nous sommes reçus par ses parents car elle assiste a un de ses cours supplémentaires.

Parents de Vi Thi Xoan
11) Vi Thi Tam , élève de seconde. Famille de deux enfants. La mère est motivée pour développer l’élevage de porcs. Possibilité de microprojet.

Vi Thi Tam
12) Quang Thi Nghia , élève de terminale. Elle est déléguée de sa classe, nous sommes reçus par toute sa famille.

Quang Thi Nghia
  CONCLUSION 
    Dans l’ensemble, cette démarche de rencontre individualisée des familles et des enfants parrainés s’est révélée très positive car cela nous permet de mieux les connaître, d’estimer leurs besoins et d’évaluer le bon usage de l’argent reçu. Nous retiendrons d’abord l’augmentation du coût des frais de scolarité et du coût de la vie ( même si les parrainages ne sont pas des aides à la consommation ), il faut sans doute envisager un ajustement des sommes versées aux familles. En effet, l’inflation a été très forte l’année dernière au Vietnam ( +19.72% sur l’exercice 2010/2011 ), et malgré la hausse des salaires( de manière indicative ) mise en place par le gouvernement, il reste une marge de 8.5 points minimum entre les deux, c'est-à-dire que les familles qui n’ont pas vu leur salaire augmenter autant que l’inflation se sont dans les faits appauvries. Le kilo de riz est par exemple passé de 9 000 VND à 15 000 VND en un an, et le kilo de porc de 80 000 VND à 120 000 VND … Il faudrait donc, même si nous n’avons pas l’information sur les frais de scolarité et qu’il s’agit d’une aide à l’enfant et non à la famille, réfléchir à une augmentation de l’aide de 10 à 15% minimum pour que les parrainages soient efficients. Deux cas d’abandon des études démontrent les limites de notre démarche car les familles pensent avant tout leur activité économique sur le court terme tandis que la poursuite d’études est un investissement long terme sans certitude d’obtenir un travail rémunérateur. Nous noterons aussi la motivation de deux familles pour initier un microprojet dans l’élevage porcin. Ces demandes sont à étudier dans la mesure où le suivi se fera sans l’intermédiaire de l’UDF et implique en conséquence le suivi direct par CAVN.



   
Contacter Côtes d'Armor Viêt Nam : contact@armor-vietnam.com


Saviez vous que vous pouviez soutenir votre association en utilisant
le moteur de recherche solidaire LILO ?
C'est un moteur de recherche français qui ne vous piste pas !
Au fur et à mesure de vos recherche sur ce moteur, vous accumulez des gouttes.
Elles seront ensuite transformées en apport financier pour votre association !



Allez y, c'est gratuit !
Si vous désirez monter votre propre projet, n'hésitez pas à me contacter par mail à jacques@taigas.com.
Dans le cas contraire, Côtes d'Armor Viêt Nam sera heureuse que vous lui confiez vos gouttes ;)
Vous trouverez son projet ici : Côtes d'Armor Viêt Nam sur LILO